terreLa planète Espère

Il était une fois un groupe d’hommes et de femmes qui, désespérés de vivre sur la planète ou régnaient l’Incommunication, l’incompréhension, la violence, l’injustice et l’exploitation du plus grand nombre par des minorités bureaucratiques, politiques ou militaires, décidaient de s’exiler. Oui , de quitter leur planète d’origine, la planète TAIRE, pour aller vivre sur une planète différente qui avait accepté de les accueillir.

Il faut que je vous dise dès maintenant ce qui faisait la particularité de cette planète différente, appelée ESPERE.
Il s’agit en fait d’un phénomène relativement simple, mais dont la rareté mérite une grande attention.
Sur cette planète, dès leur plus jeune âge, les enfants apprenaient à communiquer, c’est-à-dire à mettre en commun.
Ils apprenaient à demander, à donner, à recevoir ou à refuser. Vous allez certainement sourire ou être incrédules devant quelque chose qui peut paraître si puéril ou encore si évident que cela ne retient l’attention ou l’intérêt de personne.
Vous allez penser que j’exagère ou que j’ai une arrière-pensée trouble. Si c’est le cas, cela vous appartient.
Je vous invite quand même à écouter la suite.

Sur la planète ESPERE, qui avait en elle aussi une longue histoire de guerres et de destruction sur plusieurs millénaires, on avait enfin compris que ce qui fait la sève de la vie, ce qui nourrit le bien-être, l’énergie vitale et surtout ce qui donne à l’amour sa vivance, c’était la qualité des relations qui pouvaient exister entre les humains : entre les enfants et les parents, entre les adultes eux mêmes.
Cette découverte ne s’était pas faite sans mal, il avait fallu l’acharnement et la foi de plusieurs pionniers, la rigueur et la cohérence de ceux qui suivirent, pour accepter ce qui était depuis longtemps si masqué, si voilé, à savoir que tous les habitants étaient a l’origine des infirmes, des handicapés de la communication. Par exemple, que beaucoup justement ne savaient pas demander, et donc prendre le risque d’une acceptation ou d’un refus. Mais qu’ils prenaient, imposaient, culpabilisaient, violentaient pour avoir, pour obtenir.
Oui, je vous le dis tout de suite, le Dieu qui régnait dans cette époque lointaine sur la planète ESPERE était le dieu AVOIR. Chacun voulait acheter, voler, déposséder les autres, enfermer dans des coffres, capitaliser le Dieu avoir. Celui-ci régnait sur les consciences, imposait ses normes, et sa morale régulait la circulation des richesses, violait toutes les lois humanitaires, contournait tous les règlements à leur seul profit.
La plupart des humains de l’époque ne savaient plus donner, ils vendaient, échangeaient, trichaient pour échapper au partage, thésaurisaient pour amasser, se faisaient la guerre sans fin pour accumuler, avoir plus.
Le recevoir était le plus souvent maltraité. Accueillir, amplifier tout ce qui aurait pu venir de l’autre était risqué, déconseillé.
L’intolérance à la différence orientait le plus grand nombre vers la pensée unique, les intégrismes ou le politiquement correct.
Le refuser était également l’enjeu de beaucoup d’ambivalences, le refus était assimilé à l’opposition, au rejet, à la disqualification et non au positionnement, à l’affirmation positive quand on à la liberté de dire non dans le respect de soi.
A cette époque, le dieu AVOIR s’appuyait sur des principes forts, communément pratiqués au quotidien de la vie personnelle, professionnelle et sociale de chacun.

terre espèreJe vais juste en rappeler quelques-uns uns pour mémoire, car, évidemment, ces principes sont devenus aujourd’hui caducs sur la planète ESPERE.
Le premier, auquel tenaient beaucoup les parents et les enseignants de l’époque était de parler sur l’autre. Oui, oui, non pas parler à l’autre, mais parler sur lui avec des injonctions, en lui dictant par exemple ce qu’ il devait penser ou ne pas penser, éprouver ou ne pas éprouver, dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire. Vous le comprenez bien, ce principe était destiné à maintenir le plus possible les enfants dans la dépendance et développer plus tard cet état au seul profit de quelques-uns en entretenant des rapports dominants dominés.
Un autre principe était de pratiquer la disqualification ou la dévalorisation. De voir et de mettre en évidence tout de suite les fautes, les manques, les erreurs et non pas, bien sûr, de constater, de valoriser les réussites, les acquis ou le succès.
S’ajoutait à cela la culpabilisation, très prisée, car elle évitait de se remettre en cause ou de se responsabiliser en rendant l’autre responsable de ce qui nous arrivait ou même de ce qu’on pouvait ressentir.
« Regarde comme tu me fais de la peine, comme tu me rends malheureux en ne suivant pas mes conseils…  »
Le chantage, la mise en dépendance, la manipulation complétaient les principes déjà énoncés pour maintenir entre les humains un état de malaise, de non confiance, de doutes, d’ambivalences et d’antagonismes propices à entretenir méfiances, violences et désirs de posséder plus.

A un moment de l’histoire de cette planète, il y avait tellement de conflits, de guerres, non pas d’un pays contre l’autre mais à l’intérieur d’un même pays, que deux humains sur trois survivaient dans l’insécurité, la pauvreté et toujours la faim présente. Il n’y avait jamais eu autant d’exploitation économique et sexuelle des enfants, autant de génocides décidés froidement, de tortures et d’intolérances.
L’homme était devenu un prédateur redoutable, doté de pouvoirs technologiques, chimiques, biologiques ou de capacité de manipulations audiovisuelles si puissante qu’aucun contre pouvoir ne pouvait l’arrêter. Puis survint un stade critique où la violence intime, une violence de survie, fit irruption dans les familles, dans les villages, dans les quartiers des grandes villes. L’apparition de cette violence, de plus en plus précoce, réveilla les consciences (. . . )
Ne croyez pas cependant que tout le monde restait passif ou inactif. Beaucoup se mobilisaient, les réformes se succédaient, les commissions se réunissaient, les tribunaux internationaux tentaient de juger les plus criminels, certains dictateurs à la retraite ne se sentaient plus en sécurité, des ministres passaient devant les hautes cours de justice, des financiers célèbres étaient envoyés en prison.
Mais comme vous l’avez remarqué sur notre propre planète, toutes ces actions se faisaient en aval, dans l’après coup, il n’y avait aucune réforme en amont. Aucune pour unifier, se réconcilier, proposer à chaque être des règles d’hygiène relationnelle susceptibles d’ouvrir à des relations vivantes, créatrices, conviviales.

C’est pourtant ce que firent, en quelques décennies, ces pionniers, ces éveilleurs de vie de la planète ESPERE quand ils convainquirent des parents, des adultes de descendre un jour dans la rue pour se mettre en grève de vie sociale; on n’avait jamais vu cela dans toute l’histoire de cette planète : des hommes et des femmes décident de se mettre en grève d’existence pour tenter de sauvegarder le peu de vie qui subsistait sur cette planète.
Comment firent-ils?
Ils s’arrêtèrent de travailler, d’acheter, d’utiliser les transports publics et privés, de regarder la télévision, ils sortirent dans la rue, se rencontrèrent, échangèrent, s’offrirent ce qu’ils avaient, partagèrent au niveau des besoins les plus élémentaires. Ils s’apprirent mutuellement le peu qu’ils savaient sur une autre façon de communiquer et découvrir ensemble le meilleur d’eux-mêmes au travers du meilleur de l’autre.
La suite n’est pas simple, les démarches furent complexes, les résistances vives, mais un jour, dans un des pays de cette planète, on décida d’apprendre la communication à l’école comme une matière à part entière, au même titre que les autres : s’exprimer, lire, écrire, compter, créer, communiquer. Et dans ce pays, la violence commença à disparaître, le niveau de santé physique et psychique augmenta, des hommes et des femmes découvrirent qu’ils pouvaient s’autoriser à être heureux.

Un jour, les hommes et les femmes qui continuent de vivre, de survivre, sur la planète TAIRE devenue invivable, décideront peut-être, non pas de s’exiler et d’aller vivre sur la planète ESPERE, mais plus simplement d’apprendre à communiquer, à échanger, à partager autrement.
Vous vous demandez peut-être où est située la planète ESPERE dans l’espace ?
Je vais vous faire une confidence, elle est à inventer dans votre coin d’univers, dans chaque lieu où il y a de la vie.
Jacques Salomé

http://www.j-salome.com/02-methode/0205-textes-ressources/apprendre-communiquer.pdf

1)E.S.P.È.R.E. (Énergie-Spécifique-Pour une Écologie Relationnelle Essentielle ou à l’École)

(2)S.A.P.P.E. (Sourd- Aveugle – Pernicieux-Pervers et Énergétivore.)

http://www.j-salome.com/02-methode/0203-espere/definition.php

Les trois passoires

passoiresQuelqu’un arriva un jour, tout agité, auprès du sage Socrate:

- Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes tout cela, j’aimerais savoir si tu as fait le test des trois passoires ?

- De quoi s’agit-il ?

- Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de procéder à une petite sélection. C’est ce que j’appelle.

africain sagele test des trois passoires.

La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai ?

- Non, pas vraiment, je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire.

- Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité…
Essayons, malgré tout, la deuxième passoire, celle de la bonté.
Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

- Ah non, alors ! Au contraire!

- Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et en plus, tu n’es pas sûr qu’elles soient vraies… Voyons tout de même si cela aurait passé à travers la troisième passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

- Euh, non, pas vraiment!yoda le sage

- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, je n’ai aucune envie de l’entendre.

Et s’il y avait une quatrième passoire, quel serait son nom???

 

 

Anonyme (arrangé par nos soins)

Institut Repères

 

 

 

 

 

croyance4« Croyance : milieu entre l’opinion et le savoir. »Définition de Emmanuel Kant

   Une histoire pour commencer:

Un monsieur très bien habillé est assis dans le compartiment d’un train Paris- Lille qu’il partage avec une unique passagère.
Toutes les demi-heures, il se lève, baisse la fenêtre et jette une pincée de poudre puis se rassied très content de lui.
La quatrième fois qu’il le fait, la dame ne peut résister et lui demande sur un ton un peu gêné ce qu’il jette.
Il lui répond tout à fait naturellement : « De la poudre anti-éléphant »
La femme bouche bée un instant finit par lui dire: « Mais nous sommes entre Paris et Lille! Il n’y a pas d’éléphants! »
L’homme lui adresse un clin d’œil triomphal et lui rétorque:
« Elle est efficace, hein, ma poudre? »

  •    La personne accorde plus de crédit à l’image créée par son mental qu’à ses perceptions sensorielles directes (en montagne, ou sur un pont, j’ai peur de tomber…)d’où le comportement adapté à la menace plutôt qu’à ses perceptions.

  *                Quand vous vivez cette situation, qu’est-ce qui est important pour vous à ce moment précis?

  C’est avec les croyances actuelles qu’un individu  bâtit ses réponses pour un objectif à atteindre.

Pourtant il arrive qu’il y ait des obstacles insurmontables, et les pires pronostics sont quand même déjoués, et l’objectif est atteint!!Tout ça parce qu’à un moment donné cette personne a eu la certitude qu’elle était là au bon endroit et au bon moment pour réussir ce qu’elle a décidé d’entreprendre.

Une croyance est parfois une simple certitude à propos de choses et surtout sur Soi.

Les croyances nous semblent logiques et même irréfutables, c’est un peu ce qui les définit, seulement quelques fois, la « réalité » scientifique peut déstabiliser quelques unes de nos certitudes (et non ! la terre n’est pas un disque plein posé sur l’eau…)

Quand  vous dites « je ne sais pas.. »ou « je n’arriverai jamais à.. » vous limitez peut-être vos possibilités par peur de l’avenir ou par une vision de vous même qui est certainement (croyance de ma part) loin de la réalité.

  •      Quand nos croyances nous permettent d’obtenir les résultats que l’on souhaite, elles deviennent de véritables ressources…Hélas, quelques fois certaines d’entre elles, nous empêchent d’avancer et nous permettent de stagner dans un confort relatif, de tristesse, de découragement ou pessimisme…….

Comme, par exemple, le fait qu’enfant,  j’ai obtenu une mauvaise note en français et j’imagine que ça s’est renouvelé une deuxième fois « cet enfant est nul en français » émettent alors les instituteurs ou même les parents…… »c’est pas de sa faute c’est comme ça, il ne fera rien de bon surtout en littérature », ou « il ne travaille pas assez c’est un paresseux, c’est comme ça »..et évidemment en grandissant cette personne ne réussira pas grand-chose en ce qui concerne la littérature et pourra même se persuader que les livres c’est pas bon pour lui…

croyance3Et bien ce genre d’étiquette colle ensuite à la peau, et même, si oui bien sûr,  je peux être quelque fois paresseux, même si je suis devenu travailleur et sérieux, cette croyance que j’ai ancré en moi m’empêchera d’être véritablement efficace  et d’arriver à travailler moins pour gagner plus (ne serait qu’en gain de temps…).

Tout au long de la vie de nouvelles croyances s’installent, on s’en libère d’autres (le père Noël n’existe pas, vous le saviez…moi aussi j’y ai cru…! c’est mes parents qui me l’ont dit, c’est comme la petite souris.. ou la double vie du voisin depuis 10 ans, qui semblait si heureux en couple!)

  •      Heureusement  nous pouvons remettre en question nos croyances, et bien sûr celles qui nous limitent..

Les croyances limitantes peuvent être remplacées, modifiées, revues ou refaçonnées et cela en s’appuyant sur nos propres ressources, ou sur divers outils cognitifs.

Nous pouvons aussi effectuer quelques recadrages dans ce sens que nous pouvons aborder nos croyances d’un autre point de vue, en acceptant ce qu’elles représentent pour nous autrement:

*     Quelles sont vos croyances se rapportant à votre personne? (« je suis optimiste », « prendre du temps c’est culpabilisant », « si on aime il faut tout accepter », « je trouve toujours une place de parking pour me garer »)

 *     Quelles sont vos croyances pour votre vie? (« je ne m’arrêterai jamais de fumer »,  « il faut travaille dur pour assurer ma retraite », « je ne serai jamais patron », « je réussirai à être mondialement classé au judo »)

 *     Quelles sont vos croyances sur les autres et vous? (« je rencontre toujours des gens sympas », « les gens ne m’écoutent pas quand je parle », « les autres sont égoïstes« .)

  •     Vos croyances vous apportent toutes quelque chose, de savoir quoi, vous permettra de comprendre ce qui peut vous aider à atteindre vos objectifs et vous permettra de modifier, de changer de mode de vision, ou remplacer utilement certaines certitudes.

 Encore faut-il vouloir sortir d’un certain fatalisme ou confort pour vraiment atteindre ce que l’on désire……( (si » les gens sont égoïstes et  ne me parlent pas trop« , alors « je ne risque pas d’être rejeté à cause de ma vraie personnalité » et je peux me cacher derrière « leur égoïsme »)

 croyance1Notre système de croyances parfois nous empêche de vivre « le moment présent » en absorbant beaucoup  de notre énergie pour se maintenir, alors que connaître ce système très personnel, permet de nous libérer et adopter au fur et à mesure ce qui nous arrange.

 Alors que désirez-vous?

 Etes vous prêts à faire une liste de toutes vos croyances; celles qui sont très bonnes pour vous et qui sont la base de vos réussites et les autres, plus inadaptées, qui vous entravent quelques fois et  vous permettent d’avoir des résultats très inconfortables ou décevants.

Parlons-en…..

 http://www.cvm.qc.ca/encephi/contenu/vospages/rouge08.htm

 Je n’aborde pas là le sujet concernant les croyances et tout le respect qu’on leur doit (car on pourrait débattre alors sur les limites du respect) ou sur la différence entre raisons, raison et croyances, houlà vaste programme…..

 « Que vous vous sentiez capable de faire quelque chose ou non, vous avez raison ».Citation de Henry Ford

 les images ne sont pas de moi, et je remercie les auteurs et leur créativité.

colibriLa légende du petit Colibri

 Un jour, dit la légende, un incendie commence à ravager la jungle. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observent impuissants le désastre. Affolés, hommes et bêtes fuient en tous sens. Le serpent serpente, le singe pleure en se tapant la tête, le lion rugit, la girafe reste figée… Seul un petit colibri, sans relâche, fait l’aller et retour de la rivière au brasier, une minuscule goutte d’eau dans son bec, pour la déposer sur le feu. Un toucan à l’énorme bec l’interpelle : « Tu es fou colibri, tu vois bien que cela ne sert à rien. » « Oui je sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

 colibri&Interloqué, le toucan commença à faire de même, bientôt imité par dix, cent toucans. Les éléphants s’y mirent… Voyant le manège des animaux, les villageois s’y mirent également… Au bout du compte, il y eut bien quelques plumes roussies et quelques pieds brûlés, mais cette nuit-là, un petit colibri a sauvé la forêt.

On peut toujours améliorer sa situation, aussi dramatique soit-elle, en faisant ici et maintenant les petits pas qui sont à notre portée. (méthode Kaizen)

Cette  légende est une leçon de vie qui, je pense est trop oubliée dans notre société.

Prenons conscience que chacun de nos gestes aussi infimes soit-il , pour l’environnement et les autres, permettra une meilleure terre pour nos enfants, et de meilleures relations humanitaires.

J’observe régulièrement « le chacun pour soi »;

tout le progrès technologique qui doit nous servir à améliorer notre existence est détourné pour nous individualiser avec la télévision et internet

Pourtant que de bons moments dans le partage, et l’entraide.

Quel a été aujourd’hui « MA PART »? Et la vôtre?

http://www.devenezuncolibri.org/

Méthode Kaizen : c’est agir lentement, sûrement, et en douceur

chat traversErreur ou Faute

(http://parler-francais.eklablog.com/erreur-faute-a5553353) Faisant toutes deux référence au sentiment de s’être trompé, erreur et faute sont des mots souvent confondus.

La différence, bien que subtile, n’en est pas moins présente : une faute (altération du latin falsus, faux), c’est un manquement à une règle (morale, scientifique, artistique…), à une norme, alors qu’une erreur (nom emprunté du latin error, errer d’où incertitude, ignorance) n’est rien d’autre qu’une méprise, une action inconsidérée, voire regrettable, un défaut de jugement ou d’appréciation.

Ainsi commettra-t-on une faute de français (c’est-à-dire une faute contre l’ensemble des règles régissant notre langue, comme on le disait à une époque), une faute de goût (manquement à la bienséance) mais une erreur judiciaire. …….

Plus globalement, la distinction repose sur l’idée de responsabilité – pour ne pas dire de culpabilité (à la différence du péché, la faute n’a pas forcément de connotation religieuse… mais force est de constater qu’elle reste le plus souvent moralement connotée dans l’inconscient collectif).
Nous sommes responsables de nos fautes, en ce que nous sommes censés connaître les règles, les lois qui prévalent. En revanche, une erreur est le plus souvent commise de façon involontaire – sans intention délibérée, donc de bonne foi (à la différence d’un mensonge) –, par inattention, par maladresse, par oubli, par ignorance…

 (http://parler-francais.eklablog.com/erreur-faute-a5553353)

Ce qui n’empêche que je crois que nous en sommes quand même responsables.

Nous pouvons nous servir de nos erreurs, nous sommes des êtres en évolution et l’erreur nous permet d’avancer, de savoir déjà ce qu’il ne faut plus faire pour obtenir un certain résultat.

On ne nait pas en connaissant tout, c’est comme si on savait marcher sans commencer à tomber.

Quand on a un objectif et qu’on fait des erreurs c’est déjà qu’on a fait un pas pour l’obtenir, que l’on a un objectif précis puisque le résultat ne nous convient pas.

Les scientifiques le savent bien cela, ils n’ont pas de résultats probants de leurs recherches sans faire d’erreurs, ce serait trop beau, la recherche couterait moins chère, c’est ce qu’on appellerait » la science infuse »

Pour mener à bien tout apprentissage, se dire que tout le monde a droit  à l’erreur, personne n’est infaillible on peut tous se tromper.

La faute permet de se rappeler les règles, de les apprendre ou réapprendre selon de quelle nature elles sont, et de l’attachement que nous en faisons par rapport à notre environnement. Les fautes ne nous rendent pas plus intelligents, peut-être plus savant??

A la limite,  cette notion de culpabilité que notre société attribue souvent à la faute, ne nous fait pas grandir et peut même nous démotiver.

Alors devant la « culpabilité » qui nous sera attribuée par l’autre après « une faute » pensons à lui dire que nous n’acceptons plus d’écouter l’expression de ses frustrations, envies, doutes , mettons même de la distance avec cette personne si elle insiste.

Si c’est nous, qui nous « sentons coupable » on peut, comme pour une erreur, analyser ce qui a permis les choix qui ont abouti à une « faute ou erreur ». Cela permettra de relativiser et de comprendre qu’à  ce moment là, nous n’avions pas d’autre choix,  que nous ne savions pas qu’on pouvait faire autrement. Ainsi on pourra accepter et s’autoriser le pardon!

Comment alors transformer ce droit à l’erreur en expérience positive, plutôt que se malmener, à se « traiter de  nul » ou « toute autre bête », plutôt que de se  dévaloriser, que peut-on faire?

Selon l’objectif que l’on  a, il faut bien sûr changer de méthodes (on ne va pas recommencer la même chose n’est-ce-pas?), sortir parfois de sa zone de confort, prendre des risques.

C’est là qu’on marque une pause pour savoir quel nouveau chemin prendre:

- on risque une nouvelle erreur ou un mauvais résultat,

-  on a peur du jugement des autres si « ils » découvrent nos erreurs, qu’on assimile à ce moment là à des fautes avec un sentiment de culpabilité (« je ne suis pas parfait », » l’autre est mieux que moi« …)

« Nous vivons dans la recherche de la perfection, de la performance, personnelle, sociale, familiale… Tout pas de côté nous plonge dans la crainte de ne plus exister dans le regard des autres. » Jean-François Vézina, psychologue

-D’abord « reconnaître » nos erreurs: nous sommes humain  et on ne peut être avant d’avoir été et Rechercher l’intention derrière l’erreur nous donnera cette dimension humaine et non celle du super héros.

Vous n’êtes pas obligé d »‘être parfait » tout le temps…

Trouver ce qui a été mis en place pour obtenir ce  résultat et

-          ajuster alors un comportement,

-          ou modifier une méthode,

-          ou prendre du recul et revisiter l’objectif et ses attenants

Apprendre à dire « il n »ya pas d’échec, seulement des résultats inattendus, »

En prenant cette nouvelle habitude de penser, vous serez plus sur le mode action et trouverez des solutions.

 

dauphinEn rebondissant après une erreur on affermit notre détermination à réussir, et nous renforce (système de résilience).

Cela nous permet d’ouvrir de nouvelles voies neurologiques, de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins alors plus de liberté dans nos choix.

D’admettre nos erreurs nous valorise par rapport à nous et nous permet d’accepter et mieux comprendre les erreurs des autres (et non leurs fautes…)

La valeur de chacun est intacte et respectée, indépendamment de nos erreurs..

“La plus grande gloire de l’existence ne repose pas dans la réussite constante, mais dans l’élévation après une chute.”Nelson Mandela

Vous voulez continuer et atteindre vos objectifs? Je vous accompagne….

http://communiquercomportementetaction.com/acf-2/ 

guide son navireTire ton plan …un belgicisme qui veut dire : prévoir, s’organiser et se débrouiller par soi même. Application dans une histoire…
Connaissiez-vous cette expression savoureuse par laquelle nos amis belges expriment la nécessité de prévoir, de s’organiser et de se débrouiller par soi-même ?

Elle est à l’origine d’un sauvetage : celui de Gabrielle.

A dix-sept ans Gabrielle avait déjà affronté bien des avatars, voire de redoutables épreuves. L’année de ses douze ans avait inauguré une série noire : mort de sa mère, échecs scolaires orchestrés par un professeur qui lui prédisait qu’elle ne réussirait jamais, arrivée au foyer d’une jeune belle-mère mal acceptée malgré sa bonne volonté, maladies et tendance à la déprime permanente.
Les événements se tournaient contre elle, direz-vous.

Mais la chance peut virer, comme le vent. A dix-sept ans, Gabrielle réussit son examen de fin d’études et trouve de l’embauche au service entretien d’une usine, dans les trois mois qui suivent. Inespéré par les temps qui courent !
souffrance-travailComme s’il fallait que tout se gâche, son contremaître, un misogyne au verbe haut, l’appelait « la connasse ! » (Exactement ce qu’il fallait pour lui donner du cœur à l’ouvrage !) Gabrielle rentrait chaque soir en larmes, et vous imaginez le reste.
Sylvie, sa meilleure amie, lui déclara un jour : « à ça ne peut pas durer… Il faut faire quelque chose. » Facile à dire ! Finalement Gabrielle se résolut à consulter une cartomancienne réputée, lui confia ses malheurs et repartit délestée de la moitié de ses économies, avec trois enveloppes : une bleue, une verte et une rouge. « Attention, lui avait dit la cartomancienne : chaque enveloppe contient la solution à tes problèmes du moment. Mais ne les ouvre pas à la légère : tu n’en recevras jamais d’autre ! »

Gabrielle ouvrit l’enveloppe bleue en présence de Sylvie. Il y était écrit en caractères gras : « Tire ton plan ! » Elle entra dans une rage folle, menaçant d’aller briser les carreaux de ce vampire. Sylvie, tour d’abord effrayée, finir par déclarer : « Je préfère te voir dans cet état plutôt qu’avachie et larmoyante. Quelle énergie ! Mettons-la à profit pour établir un plan de bataille. Prends-la au mot, cette vamp. Tu en auras tout de même pour ton argent. »  Ce qui fut fait.

Le lendemain matin, le contremaître accueillit Gabrielle par ces mors : « Revoilà la conasse ! » La réponse fut immédiate : « Monsieur, je m’appelle Gabrielle. Et je tiens à faire mon travail correctement. « Ah! Bien, » grogna- t-il. Et il lui confia le nettoyage d’une machine couverte de cambouis. Les doigts de Gabrielle glissaient et la crasse collait à la mécanique. Constatant qu’elle n’en sortirait pas sans aide, elle alla résolument demander conseil au contremaître. Étonné de cet esprit de décision, il l’accompagna jusqu’à la machine et lui fournit le produit qui lui faciliterait le nettoyage. Depuis ce jour, leurs relations allèrent en s’améliorant.

Six mois plus tard, Gabrielle était sélectionnée avec un groupe de jeunes techniciens pour aller apprendre, dans une autre usine, le maniement de machines plus modernes. Son moral était au beau… jusqu’au jour où le chef de stage leur annonça qu’avant de repartir dans leur entreprise, ils auraient à passer un examen de mécanique. Ils disposaient de quinze jours pour apprendre la théorie. A ceux qui réussiraient seraient confiées les nouvelles machines.
Ce soir-là, Gabrielle tentait d’apitoyer Sylvie en lui montrant la pile de schémas à étudier. « Comment veux-tu que je m’en sorte en si peu de temps ? » Loin de se laisser impressionner, son amie déclara : « Inutile d’ouvrir ton enveloppe verte. La consigne de la précédente convient parfaitement. Tu as une trentaine de schémas à étudier en quinze jours. Apprends-en trois par jour, et tu me réciteras le soir. Avec les révisions, cela fera le compte. Et c’est réalisable. Tire ton plan, organise-toi. Si tu échoues, tu auras au moins la certitude d’avoir mis les chances de ton côté ! »

Cabu-CharlieHebdo

Cabu-CharlieHebdo

Notre jeune technicienne réussit son examen et revint très fière. Le contremaître la félicita même publiquement. Alors que ce n’était pas son genre, elle prit des allures de battante… jusqu’à ce week-end au cours duquel, à la suite d’une dispute, son petit ami, l’élu de son cœur, lui déclara qu’il rompait définitivement.
Le désespoir de Gabrielle était tel que Sylvie s’inquiéta sérieusement. Un matin, son amie ne s’était même pas levée pour aller à l’usine. Elle risquait son avenir. Sylvie la décida à ouvrir la deuxième enveloppe de la cartomancienne. Quelle ne fut pas leur indignation d’y lire, pour la seconde fois : « Tire ton plan ! » Gabrielle trépignait et pleurait de rage, sans pouvoir toutefois s’empêcher de penser au résultat inespéré qu’avait eu le premier message, le même.

Brusquement elle se tut. Sylvie réfléchissait aussi. Elle osa lui affirmer : « Ton copain ne pouvait plus suivre. Tu devenais trop bien pour lui… Mais, des gars, il n’en manque pas. Seulement, ce n’est pas avec tes habits chiffonnés, ton nez et tes yeux rouges, tes cheveux en broussailles que tu vas les attirer. Samedi, il y a bal. Je t’emmène, à condition que d’ici là, tu te laves, tu changes de vêtements, tu reprennes le travail et que tu passes chez le coiffeur.

Au bal du samedi, plusieurs garçons dansèrent avec Gabrielle. L’un d’eux, Luc, s’arrangea pour la revoir. Un an après, ils décidèrent d’habiter un studio ensemble. Ils organisèrent une petite fête pour l’inaugurer. Leurs parents et Sylvie en étaient. Lorsque Luc et Gabrielle se retrouvèrent seuls, ils s’offrirent la surprise, en était-ce vraiment une ? d’ouvrir la dernière enveloppe de la cartomancienne, la rouge.

Elle contenait trois mots : vous savez lesquels ?  Tire ton plan

Métaphore recueillie dans : Guide du Praticien en PNL “ Auteurs – Louis Fèvre “ Gustavo Sotto