chat traversErreur ou Faute

(http://parler-francais.eklablog.com/erreur-faute-a5553353) Faisant toutes deux référence au sentiment de s’être trompé, erreur et faute sont des mots souvent confondus.

La différence, bien que subtile, n’en est pas moins présente : une faute (altération du latin falsus, faux), c’est un manquement à une règle (morale, scientifique, artistique…), à une norme, alors qu’une erreur (nom emprunté du latin error, errer d’où incertitude, ignorance) n’est rien d’autre qu’une méprise, une action inconsidérée, voire regrettable, un défaut de jugement ou d’appréciation.

Ainsi commettra-t-on une faute de français (c’est-à-dire une faute contre l’ensemble des règles régissant notre langue, comme on le disait à une époque), une faute de goût (manquement à la bienséance) mais une erreur judiciaire. …….

Plus globalement, la distinction repose sur l’idée de responsabilité – pour ne pas dire de culpabilité (à la différence du péché, la faute n’a pas forcément de connotation religieuse… mais force est de constater qu’elle reste le plus souvent moralement connotée dans l’inconscient collectif).
Nous sommes responsables de nos fautes, en ce que nous sommes censés connaître les règles, les lois qui prévalent. En revanche, une erreur est le plus souvent commise de façon involontaire – sans intention délibérée, donc de bonne foi (à la différence d’un mensonge) –, par inattention, par maladresse, par oubli, par ignorance…

 (http://parler-francais.eklablog.com/erreur-faute-a5553353)

Ce qui n’empêche que je crois que nous en sommes quand même responsables.

Nous pouvons nous servir de nos erreurs, nous sommes des êtres en évolution et l’erreur nous permet d’avancer, de savoir déjà ce qu’il ne faut plus faire pour obtenir un certain résultat.

On ne nait pas en connaissant tout, c’est comme si on savait marcher sans commencer à tomber.

Quand on a un objectif et qu’on fait des erreurs c’est déjà qu’on a fait un pas pour l’obtenir, que l’on a un objectif précis puisque le résultat ne nous convient pas.

Les scientifiques le savent bien cela, ils n’ont pas de résultats probants de leurs recherches sans faire d’erreurs, ce serait trop beau, la recherche couterait moins chère, c’est ce qu’on appellerait » la science infuse »

Pour mener à bien tout apprentissage, se dire que tout le monde a droit  à l’erreur, personne n’est infaillible on peut tous se tromper.

La faute permet de se rappeler les règles, de les apprendre ou réapprendre selon de quelle nature elles sont, et de l’attachement que nous en faisons par rapport à notre environnement. Les fautes ne nous rendent pas plus intelligents, peut-être plus savant??

A la limite,  cette notion de culpabilité que notre société attribue souvent à la faute, ne nous fait pas grandir et peut même nous démotiver.

Alors devant la « culpabilité » qui nous sera attribuée par l’autre après « une faute » pensons à lui dire que nous n’acceptons plus d’écouter l’expression de ses frustrations, envies, doutes , mettons même de la distance avec cette personne si elle insiste.

Si c’est nous, qui nous « sentons coupable » on peut, comme pour une erreur, analyser ce qui a permis les choix qui ont abouti à une « faute ou erreur ». Cela permettra de relativiser et de comprendre qu’à  ce moment là, nous n’avions pas d’autre choix,  que nous ne savions pas qu’on pouvait faire autrement. Ainsi on pourra accepter et s’autoriser le pardon!

Comment alors transformer ce droit à l’erreur en expérience positive, plutôt que se malmener, à se « traiter de  nul » ou « toute autre bête », plutôt que de se  dévaloriser, que peut-on faire?

Selon l’objectif que l’on  a, il faut bien sûr changer de méthodes (on ne va pas recommencer la même chose n’est-ce-pas?), sortir parfois de sa zone de confort, prendre des risques.

C’est là qu’on marque une pause pour savoir quel nouveau chemin prendre:

- on risque une nouvelle erreur ou un mauvais résultat,

-  on a peur du jugement des autres si « ils » découvrent nos erreurs, qu’on assimile à ce moment là à des fautes avec un sentiment de culpabilité (« je ne suis pas parfait », » l’autre est mieux que moi« …)

« Nous vivons dans la recherche de la perfection, de la performance, personnelle, sociale, familiale… Tout pas de côté nous plonge dans la crainte de ne plus exister dans le regard des autres. » Jean-François Vézina, psychologue

-D’abord « reconnaître » nos erreurs: nous sommes humain  et on ne peut être avant d’avoir été et Rechercher l’intention derrière l’erreur nous donnera cette dimension humaine et non celle du super héros.

Vous n’êtes pas obligé d »‘être parfait » tout le temps…

Trouver ce qui a été mis en place pour obtenir ce  résultat et

-          ajuster alors un comportement,

-          ou modifier une méthode,

-          ou prendre du recul et revisiter l’objectif et ses attenants

Apprendre à dire « il n »ya pas d’échec, seulement des résultats inattendus, »

En prenant cette nouvelle habitude de penser, vous serez plus sur le mode action et trouverez des solutions.

 

dauphinEn rebondissant après une erreur on affermit notre détermination à réussir, et nous renforce (système de résilience).

Cela nous permet d’ouvrir de nouvelles voies neurologiques, de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins alors plus de liberté dans nos choix.

D’admettre nos erreurs nous valorise par rapport à nous et nous permet d’accepter et mieux comprendre les erreurs des autres (et non leurs fautes…)

La valeur de chacun est intacte et respectée, indépendamment de nos erreurs..

“La plus grande gloire de l’existence ne repose pas dans la réussite constante, mais dans l’élévation après une chute.”Nelson Mandela

Vous voulez continuer et atteindre vos objectifs? Je vous accompagne….

http://communiquercomportementetaction.com/acf-2/ 

Langage et bonheur

Vous vous souvenez, « la carte n’est pas le territoire »  qu’elle cherche à décrire : elle ne fait que s’y référer, en permettant – dans le meilleur des cas – d’y accéder et de s’y repérer, pour finalement mieux agir et « le mot n’est pas la chose » (A.Korzybski).

 

Voilà un schéma simplifié de la façon dont chemine notre information du monde:

        shéma PEiC

 

Nous faisons notre malheur par la manière dont nous percevons et analysons la « réalité »

(Paul Watzlawick, se donner les moyens de la non réussite, https://fr.wikipedia.org/wiki/Faites_vous-m%C3%AAme_votre_malheur, http://fr.wikipedia.org/wiki/Comment_r%C3%A9ussir_%C3%A0_%C3%A9chouer)

Aujourd’hui je me pencherai sur les filtres et l’interprétation du langage qui lui est liée.

« nous faisons le langage qui nous fait »(Pierre  Bourdieu). Le langage crée la réalité, plus qu’il ne la décrit.

 » Le langage nous donne la façon de voir le monde et d’interpréter notre expérience« 

Les mots  ne correspondent pas toujours à notre pensée, nous sommes limités par les mots que nous connaissons et par la perception que nous en avons (différente souvent pour chacun: si je vous dis « rouge« , quel en est votre échantillon?)

Aussi selon les mots utilisés  et leur forme nous choisissons d’être ou non positifs, d’entrainer ou non des états motivants ou dynamiques.

Il y a plusieurs façons d’interpréter les informations que l’on perçoit,

-         les sélections ( La sélection se traduit par l’usage d’informations vagues ou manquantes_ ex: « Je suis irrité » on ne sait pourquoi ni comment, ou « Il faut tout changer » on ne sait pas ce qu’est « tout« … « Ils m’en veulent« );

Les sélections peuvent être intentionnelles (je vois le visage de mon ami dans la foule, j’entends la voix de mon amie pendant le concert, sans rien entendre d’autre…)

-         les généralisations  (énoncer des dogmes, faire sa propre expérience une règle absolue.  » On a toujours fait comme ça »,  » Au bureau, ils ne donnent jamais les informations »…) le fait d’être rejeté par quelqu’un risque de nous pousser à généraliser l’incident, c’est-à-dire à croire que d’autres personnes nous rejetteront aussi.

Cela nous prive d’acte de réflexion pour augmenter notre niveau de compréhension.

En pensant que « tout le monde peut faire la même chose« , il peut nous arriver de minimiser les aspects positifs de nos actes et de notre vie.

-         toutes les distorsions cognitives c’est-à-dire qu’on se sert de présupposés, en affirmant des liens de cause à effet. Ex:  » Il ne m’a pas dit bonjour, il m’en veut  »

Cela donne des pensées erronées dirigées contre nous-mêmes ou contre les autres.

Ces pensées confirment certaines de nos croyances, et comme nos croyances sont à la base de nos comportements vous comprenez l’importance de relever ces distorsions qui sont partout dans notre vie.

Elles sont du type « tout ou rien » (« j’ai raté cet examen, je suis nul »), ou  tirer une conclusion hâtive.

La lecture de pensée est une très jolie distorsion,  je trouve aussi: mais de quelle magie disposent certains individus pour « savoir exactement ce que l’autre pense, va faire ou va dire« ? Il y a, bien sûr, reconnaitre la répétitivité de comportement pour certains, mais il y aussi cette difficulté d’imaginer que notre réalité n’est pas la même pour tous, que ce n’est pas parce que « moi, je ferai comme ça » que l’autre fera de façon identique..

Il y a aussi la surgénéralisation : à partir d’un seul élément,  les attentes sur ce que les autres devraient faire, ou les tenir responsables de ce qui arrive personnellement

A. DiTomasso 2009), Cognitive Distorsions

En général, fonctionner avec trop de distorsions cognitives nous cache une partie de notre identité, une vision perturbée du comportement des autres et des événements.

Trop de distorsions créent en nous dénigrement,  culpabilité, victimisation,  manque de motivation,  ressentiment, rancune, et j’en passe…

Prenez déjà conscience de vos états émotionnels, je dirai plutôt vos états internes, car ils reflètent plus que l’émotion ou l’humeur, car c’est tout ça à la fois.

Tout état interne  provient d’une pensée créée par une perception externe ou interne (comme un souvenir par exemple)

Lorsque vous constatez un état interne négatif, (colère, tristesse, lassitude..) trouvez le déclencheur, commencez par connaître votre fonctionnement par rapport à vos filtres déjà.

Modifiez vos interprétations, cela modifiera votre pensée et donc votre état interne  et du coup votre comportement sera différent.

La quantité et la qualité de nos informations sont pertinentes pour bien comprendre nos actions. « On » (généralisation: qui c’est? ) accepte très facilement des généralisations, des phrases toutes faites, qui s’appuient sur des légendes.

« On » a envie de trouver des justifications à des événements qui arrivent, on se raconte des histoires….

Parfois on a assez d’informations, sont elles correctes, exactes…….qui a dit « qu’il faut être riche et célèbre pour être heureux »: si je me rappelle de Marilyn Monroe, ça ne confirme pas ces dires …..

 Pour commencer à être heureux vous pouvez commencer à « apprendre l’acceptation »  et la « remise en question » parmi les outils de la thérapie cognitive que le coach utilise.

 L’acceptation

Quand une situation nous déplait on se bat, combat, parfois ça marche; et si on ne peut rien faire alors l’accepter  nous permet  de comprendre et la corriger du moins dans son interprétation et ses conséquences sur notre état.

Nous devenons plus sereins, nous nous comprenons mieux.

Accepter c’est aussi arrêter de nous juger ou nous rendre coupable. C’est se dire que l’autre a le droit d’avoir une opinion sur moi fusse t’elle très défavorable.

L’acceptation c’est aussi écouter nos émotions telles qu’elles nous interpellent et ensuite d’en tirer une énergie positive (« je suis en colère », face à cet évènement j’ai le droit d’être en colère, et maintenant je fais quoi avec…?)

Si on n’est pas prêt à reconsidérer un évènement, à changer le sens que nous lui donnons, il restera un problème avec tous les désagréments qui s’ensuivent: ce sont nos interprétations qui conditionnent nos états internes..

La remise en question

Comme nous interprétons les évènements extérieurs, avant de ressentir nos émotions, nous faisons notre propre malheur par le sens que nous lui donnons

La remise en question permet  de nous dissocier des pensées négatives  et des événements pour les analyser  et en avoir une autre signification, ce qui modifiera nos états internes et libèrera notre capacité à réfléchir et être en harmonie avec nous-mêmes.

En reconsidérant les distorsions utilisées nous rendons compte du manque d’informations, par exemple, ou de leur qualité médiocre.

Du coup nous sommes capables de les reconnaître aussi chez les autres, et d’éluder ainsi certains conflits qui pourraient apparaître.

Exemple: j’ai passé 2h à préparer un bon repas pour midi. Mon mari aime l’odeur en arrivant, mais au il trouve que « c’est un peu trop cuit ». Ma réaction : »je suis nulle, je ne fais jamais rien de bon, y en a marre », puis « il n’est jamais content, c’est comme ça qu’il me remercie,  il n’aime jamais rien.. » (distorsions sur moi puis sur l’autre)

Cette façon de réagir me mets en colère et me rends triste

Si on analyse ça:

« Je suis nulle, je ne fais jamais rien de bon«  : je « m’étiquette »  négativement et définitivement, juste pour une simple remarque.   Alors est-ce que trop cuire un plat, fait de ma vie une catastrophe?

Je surgénéralise :  je rate vraiment tout dans ma vie?

« y en a marre » : j’exagère peut-être un peu, non,  et est-ce toujours ainsi?

De même j’étiquette mon mari,  est-ce lui ou moi qui m’oblige (fausses obligations) à préparer un succulent repas? faut-il vraiment attendre que mon mari apprécie tout ce que je fais?

J’omets qu’il a aimé l’odeur, il y a eu reconnaissance de sa part…pourtant

Donc pour commencer à être heureux, il est utile de se rapprocher de la façon dont nous interprétons le monde et changer notre langage peut devenir un jeu.

Je crois que j’ai le choix d’être ou non à être heureuse ou de me l’autoriser

Pourquoi ne pas apprendre à être heureux nous en avons la capacité, nous avons bien appris à être malheureux.

Cette capacité à être heureux nous permet de faire mieux, devant un choix difficile de l’existence: qu’il faille gérer des émotions, des conflits, retrouver confiance, réussir… bref, améliorer sans cesse notre état quotidien.

C’est ce que nous imaginons de pire qui nous rend malheureux.

La vie est plus agréable que ce nous croyons et le plus souvent nous devons utiliser une certaine connaissance de notre fonctionnement pour y parvenir.